ABCD XV (Article B.P)
Ils gagnent à être connus
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Qu’ils soient Crabos, Reichel, Balandrade, Alamercery ou encore Gaudermen, le réservoir bourguignon déborde de promesses.
Il suffit juste de jeter un oeil furtif sur les résultats des différentes catégories jeunes du département pour s’apercevoir de leur talent : le dernier succès dimanche passé des Crabos sur Montferrand atteste ce constat. Les premières places des Gaudermen et Alamercery d’ABCD XV renforcent également cette idée. La qualification du CSN en Balandrade pour les 16e de finale du championnat de France le confirme… La liste des joueurs retenus dans les diverses ne cesse de croître également.
Les successeurs des Parra, Lapandry, et autres Buttin sont bel et bien là. Ce ne sont pas les nombreux spectateurs présents à chacune de leur rencontre qui diront le contraire. Toutefois, fort de ce bilan, une question s’impose : que fait-on de tous ces talents ?
En l’absence de club pro, comment faire pour éviter un pillage en règle ? « On doit les accompagner sur le plan de la scolarité et du rugby. On est à Dijon une ville universitaire, c’est un atout. Maintenant, il faut trouver les moyens économiques pour les garder et éviter qu’ils partent s’enfermer dans des équipes Espoirs », analyse Olivier Fouquet, coach des Crabos ABCD XV (-19 ans).
Pour Philippe Verney, président de l’école de rugby du Stade dijonnais, il faut “proposer une solution pour favoriser une continuité d’entraînement. Lorsqu’ils sortaient des différentes structures, on n’avait rien à leur proposer. On y travaille, on a un lieu en cours de finalisation”. Voilà une bonne nouvelle supplémentaire pour tous ces jeunes vraiment top !
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ABCD XV Des Crabos épatants !
Pour leur dernier match de la saison, les Crabos ABCD XV ont battu la référence montferrandaise (13-9). En revanche pour les Reichel, la marche s’est avérée trop haute (6-50).
Pour son ultime rendez-vous de la saison, ABCD XV avait hier après-midi un hôte de choix sur la pelouse nuitonne : Montferrand. Inutile de décrire le pedigree de la bête auvergante, les revers 50 à 8 et 70 à 0 du match aller attestent de l’ampleur de la mission proposée.
Cette petite remarque au passage démontre toute l’étendue de l’exploit réalisé par les Crabos. Les jeunes hommes du tandem Olivier Fouquet et Antoine Lanoux ont eu le scalp de l’ogre “jaunard” au terme d’une rencontre intense. “On s’en est sorti à chaque fois soit en leur piquant des ballons dans les rucks soit en les bousculant en mêlée fermée. Aujourd’hui, le combat a été pour nous », notent de concert les entraîneurs.
De féroces Crabos
Dès l’entame d’ailleurs, les -19 ans dans le sillage de leur international Camille Chat, omniprésent, mettent aux supplices leurs adversaires. Les contacts sont rudes. Si les Auvergnats avaient sur leur pré fait mal à ces Bourguignons, ces derniers leur rendent la pareille magnifiquement. Sur tous les impacts, Montferrand recule. C’est ainsi une mini-injustice de voire Defrance ouvrir le score sur pénalité (0-3, 17e ). Celle-ci est vite réparée. Ce coquin de Meunier tape un petit coup de pied dans la boîte que cap’tain Bouvier récupère. Il glisse à Meunier à hauteur, Moreau en bout de ligne finit le bel ouvrage ! (5-3, 19e ).
La suite est dans la lignée avec une démonstration de force conclue par Medana (10-3, 25e ). Defrance encore réduit la marque (10-6, 35e ) puis trouve le poteau (41e ) sur l’une de ses tentatives pourtant aisée.
C’est un signe. Lombard d’un joli drop scelle un formidable mouvement collectif (13-6, 51e ). Le bras de fer se poursuit. Sanga effectue un rapproché mais il est trop juste. ABCD XV avec rage et talent décroche un succès de prestige mérité. Comme quasi chaque année, un gros tombe face à ABCD XV. « La tradition est respectée », sourient à juste titre Lanoux-Fouquet.
Pour les Reichel, la joie n’a pas été là. Et pourtant renforcés des éléments du Stade dijonnais (Zinck, Gauvain, Fourot…), ils ont tenu la dragée haute à leurs homologues (6-7, 30e , deux pénalités de Lalarme) avant de craquer… Sans rougir : « On réalise 30 minutes d’excellent niveau. On prend un turn over puis un groupé pénétrant qui nous font mal. On a été battu sur al densité physique. Mais, les joueurs n’ont rien lâché », constatent Julien Rouet et François Lauriot. Chacun a donc pu être fier du comportement de ses troupes même si la conclusion opposée.